Dockstart

  • How to
  • Basique
  • Pumping
2

Tout ce qu’il faut savoir pour se mettre au pump foiling !

S’il fait un temps superbe mais qu’il n’y a ni vague ni vent pour se mettre à l’eau, le dockstart est l’activité providentielle ! C’est ludique, sans pression, et bénéfique pour votre condition physique. On vous conseille vivement cette activité, idéalement à plusieurs, parce qu’il faut bien quelqu’un pour filmer vos premiers essais hasardeux !
 
Mais ne croyez pas que le dockstart est réservé aux équilibristes et aux pros. Dans les bonnes conditions et avec les bons conseils la plupart des débutants parviennent à parcourir des distances respectables dès la première session, après une trentaine d’essais en moyenne. Voici quelques tuyaux ci-dessous.

  

Pump foiler : Malo, team rider GONG, en Kluber HDCC V2, mât HM70 et set-up Sirus.

Choix du matos

La taille de votre front wing est naturellement déterminante pour que vos premiers essais soient couronnés de succès. Vous avez besoin d’un foil porteur à basse vitesse car à l’exception de l’inertie de votre départ lancé vous ne bénéficiez d’aucune assistance. Il faut aussi que l’aile ait une bonne glisse pour vous porter loin et faciliter le pumping.

On se tournera donc en priorité vers des ailes à haut ratio (même si des sessions sur des ailes à ratio modérés comme une X-Over par exemple peut être très formateur);

  • La Trail est la front wing la plus accessible car très tolérante à basse vitesse et facile à manier. Son ratio relativement élevé pour une aile dédiée aux débutants offre un excellent plané en vol. 

  • La Sirus est une référence pour la qualité de son pumping, son accessibilité et son plané record. Un plané qui offre un précieux répit physique au profit d’un pumping parfaitement contrôlé. En Sirus le regard porte loin et les objectifs gagnent en ambition à mesure qu’on file sur l’eau !

Retenez qu’un profil porteur mais épais sera plus tolérant au départ en acceptant des vitesses très basses. Mais il sera plus difficile à pomper sur une longue distance. Là aussi le matériel est à calibrer selon votre niveau. Si l’aile est trop petite vous n’aurez pas la vitesse pour générer un vol, même éphémère, sur votre propre élan, surtout au début. On recommande donc du XL minimum aux gabarits moyens. Pour battre les records de pumping, les 3XL et plus sont évidemment à considérer indépendamment de votre poids.

   

Pump foilers : Louis et Malo, staff et eam rider GONG, en Kluber.

La taille du mât en pump foil

La taille de mât la plus efficace pour pomper est autour des 70 cm car vous êtes en relation directe avec le foil. Un mât plus grand vous donnera plus de marge mais sera plus technique à maîtriser. La déperdition d’énergie dépensée dans le contrôle vous fera perdre tout le bénéfice de la grande longueur.

 

Pump foiler : Malo, team rider GONG, en Kluber HDC, mât Alu V3 et front wing Trail.

La board en pump foil

Vous n’avez pas besoin d’une planche volumineuse qui vous encombrerait pour le pumping. Au moins vous avez de volume, au plus vous serez efficace au pumping avec une relation plus directe et instinctive avec votre foil. Vous avez besoin d’une board ultra rigide qui transmet 100% de vos intentions et de votre effort de pumping au foil. La Kluber est une board optimisée pour cette pratique. Pour autant, elle n’est pas réservée aux experts. C’est une des rares planches qui convient à tous les niveaux. Sur ce petit format, on trouve naturellement sa position pour un vol contrôlé.

Les planches de kite foil comme la Kiwii HDCC, voire de surf foil, sont des formats qui peuvent également convenir pour vos premiers essais. Les planches de surf foil ont l’avantage d’être faciles à ramer si vous chutez loin de votre point de départ. Par contre, elles sont nettement moins efficaces au pumping. Une perte de performance qui fera considérablement chuter les distances parcourues. On recommande donc une pure planche de pump foil pour prendre un max de plaisir et aller de plus en plus loin. 

Privilégiez une planche en techno HDCC ou en sandwich PVC car les chocs avec le ponton sont fréquents et parfois méchants.

  

Kluber HDC, mât Alu V3, front wing et stab Trail V3.

Choix du spot

L’idéal est un quai flottant à hauteur d’eau qui permet d’avoir quelques mètres d’élan. Le quai flottant permet de laisser passer le tips de la front wing sous le quai lors du lancement. La hauteur du quai au niveau de l’eau permet de gérer facilement la profondeur du foil. Idéalement à mi-profondeur du mât avec de la marge pour la partie de l’aile qui passe sous le quai. Et bien sûr éviter le monde, que ce soit des baigneurs ou des plaisanciers, un foil peut voler seul sur des distances surprenantes…

Choisissez idéalement le bout d’un quai qui vous permet de partir en ligne droite sans devoir initier un virage dès le départ pour vous écarter du quai. Evitez les algues, c’est détestable. Se faire stopper net après un beau départ est assez crispant…

Vous n’avez pas d’accès à un quai près de chez vous ? Nous proposons avec le BLISS un ponton gonflable, qu’on peut transporter facilement et que vous pouvez partager avec vos amis.

   

Pump foiler : Malo, team rider GONG, en Strada HDCC, mât HM V3 et set-up Sirus V3.

Le dockstart

C’est ici que tout se joue. Les meilleurs arrivent à se lancer quasi sans élan mais vous augmentez considérablement vos chances de réussite avec de la vitesse pour voler sur votre inertie dans les premiers mètres.

Lancez vous avec au moins 2-3m de course. On se lance naturellement avec son bon pied derrière (donc avec la planche à sa droite lorsqu’on est regular, à sa gauche lorsqu’on est goofy). La difficulté est de prendre de l’élan tout en maintenant votre mât parfaitement vertical. C’est essentiel. Sauter sur une planche avec le mât incliné de quelques degrés seulement et c’est le plouf assuré. 

En avançant le long du quai tout en appuyant sur votre planche, votre foil exerce de la pression sur vos mains. Vos mains pilotent pour ce court instant votre foil comme le feraient vos pieds debout sur la planche. L’objectif est d’être le plus précis et propre possible dans cette prise d’élan.

 

Pump foiler : Mathieu, team rider GONG, en Kluber HDC, mât Alu V3 et front wing Trail.

 

Placez donc vos mains parfaitement sur la planche. La main avant à hauteur de la position de votre pied avant, voire un peu plus en avant mais pas plus loin que la limite du pad. Votre main arrière se place au tail et pousse la planche, toujours bien au centre. Quand le moment est venu de sauter sur votre planche, vos pieds prennent le relais sur vos mains. Ce faisant, la planche se déleste un instant et votre premier coup de pumping sera un pumping vers le bas, donc avec un appui sur votre jambe avant pour lancer le foil. La position de vos pieds doit être parfaite car le moindre écart à gauche ou à droite va vous déséquilibrer et dans cette phase il est très difficile de corriger le tir.

Chacun développe sa propre technique, certains sautent sur la planche sans même la tenir. Mais la séquence la plus naturelle est la suivante : Courir mains sur la planche avec le pied arrière qui saute le premier sur la board, la main avant maintenant la pression sur board pour qu’elle ne sorte pas de l’eau. Le pied avant suit dans le même mouvement et libère les mains. Il est important de garder du poids sur l’avant le plus longtemps possible.

 

Pump foiler : Liam, team rider GONG, en Kluber HDC, mât Alu V3 et front wing Trail.

 

Point clé : il est essentiel de mettre du poids sur l’avant car cela va maintenir le foil dans l’eau, aider à activer la portance du foil, éviter les mauvaises chutes en arrière avec un foil qui vous éjectera. Lors de vos premiers essais vous pouvez même vous coucher sur la planche de tout votre poids sur l’avant (dans ce cas, tenez la board par les rails et gardez les mains dessus). Cela permet de sentir et mieux comprendre la portance du foil (à condition d’avoir pris assez de vitesse) et de planer en douceur et sans risque sur quelques mètres.

La réussite tient donc en 4 points : 

  • vitesse 

  • mât parfaitement droit

  • saut ultra précis vers votre stance

  • se projeter vers l’avant

 

Pump foiler : Malo, team rider GONG, en Kluber HDC, mât HM et front wing Sirus.

Conclusion

Chaque geste doit être parfaitement exécuté. Prendre de la vitesse dans la course d’élan fait souvent perdre de la précision dans les gestes. Plus le geste sera répété, plus vous pourrez prendre de la vitesse tout en étant précis. On rappelle que la vitesse est nécessaire à la portance du foil. 

Restez donc concentré dans votre course, précis, et ça ira très bien, ou pas, mais ce n’est que de l’eau.

Si le départ est une réussite, la concentration doit se tourner immédiatement vers le pumping et la gestion de votre souffle, et ça c’est une autre paire de manches… Et c’est tout l’intérêt de ce sport !!!

 

Pump foiler : Ava, team rider GONG, en Kluber HDC, mât HM et front wing Sirus. 

Vos commentaires

Envoyé par Kersten Vogel

For keeping your foil perfectly vertical find the right mast position, than the foil will rise (if it is big enough and you start with sufficient speed). Try to keep the foil at the start short under the water surface (you final push will so translated in more speed).

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.