Waterstart

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Comment réussir ses premiers départs dans l'eau

Jusqu'ici, on pilotait l'aile, on faisait du body drag, on apprenait à gérer la puissance. Avec le waterstart, on commence enfin à naviguer.

Pour réussir son waterstart il faut bien coordonner ses mouvements et doser la puissance de son aile. Voyons comment y arriver !

Avant de commencer : les règles de sécurité

  • Vérifier que la zone sous le vent est totalement dégagée.

  • Garder suffisamment de distance avec les autres pratiquants.

  • Maîtriser le redécollage de l'aile et le body drag.

  • Connaître parfaitement le système de largage de sécurité.

  • Choisir un plan d'eau simple, avec peu de vagues et un vent side shore régulier.

 

Kitesurfer : Julie en twintip Steez Wood Flex et kite Display.

1. Trouver sa position dans l’eau

Avancez dans l’eau jusqu’à la taille, laissez-vous partir en arrière sur le dos avec les genoux repliés. 

Ramenez la planche devant vous, presque perpendiculaire au vent. Les jambes restent fléchies. L'aile est stabilisée au zénith lorsque vous amenez la planche aux pieds par la poignée de votre twintip. Insérez d’abord le pied avant en tenant fermement la poignée d’une main, et en contrôlant votre aile du regard et de l’autre main (rapprochez votre main du centre de la barre pour améliorer le contrôle à une main). Ensuite insérez le pied arrière. 

Prenez le temps d’insérer les pieds dans le fond des footstraps. Reprenez la barre à deux mains. A ce stade, restez en équilibre, aile au zénith, corps parfaitement gainé. Attention, en faisant partir l’aile vers 11h ou 1h dans la fenêtre car vous pouvez facilement perdre l’équilibre et vous retrouvez en travers.

Vous devez être en contrôle total de votre position, aile au zénith, vent dans le dos et planche perpendiculaire au vent avant de lancer votre waterstart. Entraînez vous à maîtriser cette position neutre.

Important : 

  • Ne quittez pas votre aile des yeux pendant toute la manœuvre. Vous devez être capable de trouver les footstraps à l’aveugle avec vos pieds.

  • Gardez de la tension dans les lignes lorsque le vent est léger en conservant de la pression sur la barre. Juste de quoi sentir un peu de pression dans les mains, car si vous sur-bordez, l’aile va trop reculer dans la fenêtre. Si vous ne bordez pas assez, l’aile peut décrocher. Trouvez le juste milieu et ajustez en permanence dans les rafales. Dans un vent plus soutenu, l’aile se maintient plus facilement au zénith.

  

2. Envoyer l’aile dans la fenêtre : trouver la bonne traction

Pour réussir un waterstart, l’objectif n’est pas de générer le plus de puissance possible, mais de créer la bonne traction, au bon moment et dans la bonne direction. Pour ce faire, il est essentiel de garder la tension dans les lignes comme expliqué précédemment et de manoeuvrer dans la fenêtre de vol ( voir les bases du pilotage d’une aile de kite).

Sans tension dans les lignes, il devient difficile de piloter correctement le kite. L’aile peut même décrocher. Soyez donc attentif à conserver de la pression en barre.

Comprendre la puissance nécessaire

La puissance nécessaire dépend du vent, de votre poids, de la taille de l’aile et même de l’état du plan d’eau. C’est pour cette raison que les exercices préparatoires, simulation de waterstart sans planche, body drag ou pilotage dynamique, sont si importants : ils développent votre capacité à ressentir la traction plutôt qu’à rechercher une position précise dans la fenêtre.

L’objectif est d’apprendre à reconnaître la sensation d’une traction suffisante pour vous sortir de l’eau, sans vous déséquilibrer.

Comment envoyer l’aile dans la fenêtre ?

La position de départ dépend principalement de la force du vent.

En vent léger, vous pouvez démarrer légèrement de l’autre côté du zénith (par exemple à 1 h lorsque vous souhaitez partir vers la gauche, ou à 11 h lorsque vous souhaitez partir vers la droite) afin de permettre à l’aile de pivoter davantage et de plonger plus profondément dans la fenêtre. Cela génère plus de puissance.

En vent soutenu, partir du zénith est généralement suffisant. Descendre l’aile trop agressivement risquerait de créer un excès de traction.

Cette capacité à adapter le départ de l’aile aux conditions est une compétence essentielle, notamment lorsque le vent devient irrégulier ou faible.

Dans tous les cas, évitez de démarrer avec une aile déjà trop basse dans la fenêtre : elle aura moins d’espace pour accélérer et générera moins de traction.

L’opposition du corps

Lorsque l’aile commence à tracter, votre corps doit créer une légère résistance afin de transformer cette traction en mouvement vers l’avant.

C’est particulièrement important en vent léger, où il faut laisser l’aile développer de la puissance tout en gardant suffisamment d’appui pour ne pas être simplement tiré vers elle.

Synchroniser l’aile et la planche

Avant de lancer le waterstart, repliez les jambes afin de rapprocher la planche de votre corps.

L’idée est que votre corps et la planche forment un ensemble compact et stable. Évitez toutefois de vous recroqueviller excessivement : vous devez conserver suffisamment d’amplitude pour pouvoir étendre la jambe avant au moment de vous lever.

Pour un premier waterstart avec le pied droit devant, vous pouvez par exemple faire descendre l’aile de 11 heures vers 3 heures. Ce mouvement génère une traction progressive qui vous aide à sortir de l’eau.

Dès que la puissance devient suffisante :

  • tendez progressivement la jambe avant ;

  • gardez la jambe arrière légèrement fléchie ;

  • laissez la planche accélérer dans la direction du vent.

 

Kitesurfer : Julie en twintip Steez Wood Flex et kite Display.

3. Gérer votre sortie de l’eau

Une fois sorti de l'eau, dirigez progressivement la planche dans le sens de la navigation.

Au début, cherchez seulement à parcourir quelques mètres. Ne pensez pas encore à remonter au vent ou à aller vite.

L'objectif est de trouver l'équilibre entre la puissance de l'aile et l'appui sur la planche.

Lorsque vous êtes en glisse :

  • Redressez progressivement le buste.

  • Gardez le regard loin devant.

  • Stabilisez l'aile autour de 45 degrés.

  • Conservez une vitesse régulière.

Si vous sentez que la puissance diminue, relancez l'aile dans la fenêtre plutôt que de tirer sur la barre.

 

Kitesurfer : Craig en twintip Steez Carbon Pro.

Les erreurs les plus fréquentes

  • Se faire déborder par la puissance

Sortir de l’eau et se faire éjecter de sa planche par l’avant, souvent avec un crash de l’aile en prime, est une vision commune chez les débutants. Commencez par un envoi mesuré de votre aile dans la fenêtre et gagnez progressivement en amplitude et puissance lors de vos tentatives.

  • Perdre de la vitesse

On envoie l’aile, on sort de l’eau, tout se passe bien et là plus rien. On retombe en arrière par manque de vitesse. Pensez à relancer votre aile avant d’avoir perdu toute votre vitesse.

  • Mal orienter sa board

Pensez que vous faites un départ comme dans un cable park. Orientez l’avant de la planche légèrement sous le vent au moment de vous faire sortir de l’eau par l’aile. Vous ferez ainsi quelques mètres avec la planche à plat sur l’eau avant de lui donner de l’angle pour cranter vent de travers.

 

Kitesurfer : Julie en twintip Sway Wood Flex et kite Display.

À retenir

Un bon waterstart repose sur trois éléments :

  • Une position stable avant le départ.

  • Un mouvement d'aile progressif et contrôlé.

  • Une gestion fluide de la board au départ

Quand cette synchronisation se met en place, le waterstart devient rapidement un automatisme.

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