INTERVIEW : COMMENT LE PRONE A AIDÉ IAN À RETOURNER SUR L’EAU

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Après une blessure au dos qui rendait les activités du quotidien de plus en plus difficiles, Ian Collier a découvert une nouvelle façon de renouer avec l’eau sur l'I-Prone Trainer.

Chaque corps et chaque situation médicale sont différents, mais pour Ian, qui souffrait d’une blessure au dos et d’un problème sous-jacent au niveau de la colonne vertébrale, le prone est devenu un élément important de son parcours pour retrouver de la mobilité et davantage de confort au quotidien.

De sa première session hésitante jusqu’à des sorties de plus de 10 kilomètres sur les lacs préservés de Mazury, Ian a gagné en stabilité, retrouvé de la confiance et constaté une amélioration remarquable dans sa vie quotidienne. Laissons-le nous raconter son histoire.

 

Prone paddler : Ian avec la I-Prone Trainer 18’.

Peux-tu te présenter et nous parler un peu de ton parcours ?

Je m’appelle Ian Collier. J’ai 53 ans et je vis la moitié de l’année au Royaume-Uni et l’autre moitié dans le nord-est de la Pologne. Je suis Anglais, mais je n’ai vécu au Royaume-Uni qu’à partir de mes 16 ans, car j’ai grandi en Malaisie. Je suis consultant en éducation numérique, ce qui me permet de travailler de n’importe où. J’ai rencontré ma femme en Pologne en 1998 alors que je voyageais et enseignais l’anglais. Ensemble, nous avons vécu en Espagne et en Inde, et nous avons voyagé dans presque tous les pays du monde.

Les sports de glisse et les sports nautiques ont-ils toujours fait partie de ta vie ?

Pendant une grande partie de ma vie ! J’ai beaucoup pratiqué le skate pendant mon adolescence, principalement à Georgetown, Penang, où j’allais à l’école. Lorsque nous avons déménagé au Royaume-Uni en 1989, nous vivions en Cornouailles, une région bien connue pour le surf. Le bodyboard correspondait davantage à mon style malgré sa réputation de "parent pauvre" du surf (peut-être justement à cause de ça), et j’étais dans l’eau tous les jours pendant les quatre années suivantes, jusqu’à mon départ pour l’université à Londres. J’ai recommencé à skater là-bas et j’ai continué toute ma vie. J’ai un peu essayé le e-board lorsqu’il est arrivé sur le marché, mais j’ai trouvé ça sans âme : il n’y avait aucune connexion avec un élément naturel, aucun véritable effort demandé. Je ne faisais que consommer. Le stand up paddle est devenu ma nouvelle passion il y a environ dix ans, et je le pratiquais exclusivement sur les lacs près de notre maison à Mazury.

Qu’est-ce qui t’a donné l’idée d’essayer le prone, et qu’espérais-tu en retirer ?

En mars 2025, je suis tombé dans un long escalier, entièrement sur le dos. À la suite de cela, j’ai commencé à avoir des difficultés à marcher et à rester debout, et des examens ont révélé que j’avais des vertèbres malformées dans la région lombaire, ce qui entraîne un canal plus étroit que la normale et des conséquences beaucoup plus importantes en cas d’inflammation. Je me suis retrouvé pris dans un cycle inflammatoire et, malgré des exercices adaptés, notamment beaucoup de renforcement du core, une alimentation surveillée, etc., mon état s’est progressivement aggravé. J’ai fini par marcher avec une canne et par ne plus pouvoir faire beaucoup de choses simples. Faire les courses sans devoir m’asseoir plusieurs fois, rester debout à un concert, marcher pour le plaisir et, bien sûr, faire du SUP. Plus tôt cette année, j’étais assis sur la plage de Gyllyngvase à Falmouth, en Cornouailles, et je regardais le club de sauvetage côtier s’entraîner. Ils avaient installé un parcours en mer avec des bouées, combinant un sprint en natation et une boucle en prone paddle sur des planches de sauvetage. Je me suis alors dit que le prone pouvait devenir ma nouvelle pratique, une façon de remonter sur une board et de retourner sur l’eau sans faire souffrir mon dos. Je ne pensais pas que cela pourrait même aider mon dos. J’ai immédiatement commencé à chercher des boards.

Où rames-tu habituellement, et qu’est-ce qui rend la région de Mazury si particulière pour les sports nautiques ?

Nous vivons à Mazury, dans le nord-est de la Pologne, pendant la moitié de l’année. La région est connue comme le Pays des Mille Lacs, mais il y en a en réalité plus de 2 000, certaines estimations allant même jusqu’à 2 600. Un itinéraire bien connu appelé Krutynia relie de nombreux lacs grâce à des rivières et des canaux. Les gens peuvent y faire du kayak et camper pendant plusieurs jours sans jamais avoir besoin de faire demi-tour. C’est une expérience 100 % fluide, et c’est magnifique. Deux grands lacs situés sur cet itinéraire ne sont qu’à cinq minutes en voiture de chez nous, ce qui me permet d’avoir un parcours de 10 km en ligne droite dans une direction, et c’est là que je rame généralement. La région est sauvage et isolée, parsemée de villages et couverte de forêts, de champs et d’îles. On y trouve une faune extraordinaire, notamment des lynx, des loups et des élans. Il m’arrive régulièrement de ramer avec des grèbes à mes côtés, de voir des loutres s’éloigner pour se cacher et d’entendre un aigle au-dessus de moi, et 99 % du temps je suis seul sur l’eau. Autre point essentiel, la pollution y est minime, voire totalement absente. Au Royaume-Uni, je consulte une application sur la qualité de l’eau avant d’aller en mer ; ici, je n’ai pas ce genre de préoccupation car l’eau est quasiment intacte. Nous sommes d’ailleurs à seulement 10 minutes d’un lac appelé Pilakno, tellement propre et transparent qu’il est utilisé pour les formations de plongée sous-marine.

 

Comment s’est passée ta première expérience sur la Prone, et qu’as-tu remarqué en termes d’équilibre, d’alignement et d’engagement du core ?

La première expérience était instable ! J’ai l’habitude d’avoir un centre d’équilibre plus haut. Ma femme m’a aussi fait remarquer que j’étais allongé davantage sur la droite. Lors de la première sortie, mes bras se sont rapidement fatigués et mon core brûlait à force de devoir maintenir le haut de mon corps relevé à l’avant. Mais c’était génial !

Comment ton expérience a-t-elle évolué depuis cette première session, notamment en termes de stabilité, de condition physique et de distances parcourues ?

Je me souviens de cette première expérience, mais je ne m’y reconnais plus du tout aujourd’hui. J’ai constaté un changement soudain après les cinq premières sessions. La stabilité n’est plus un problème. Cela vient en partie du fait d’avoir trouvé ma bonne position dans la longueur de la board (au départ, j’étais trop en arrière, donc mon centre se trouvait sur une partie plus étroite qui me faisait basculer d’un côté à l’autre). Cela vient aussi d’une amélioration spectaculaire de la force et de la confiance dans mon core (je peux sentir que je l’active et le relâche lorsque je suis allongé, ce qui est nouveau pour moi). Cela me donne davantage confiance dans ma stabilité. Une autre partie vient du fait d’avoir "appris" à rouler doucement de gauche à droite en paddlant (je ne l’ai pas forcé, c’est simplement venu naturellement). Mais un facteur important, et ça va sembler un peu mystique, c’est vrai, est que j’ai commencé à me sentir moins comme une personne allongée sur une board et davantage comme si la board faisait partie de moi, comme une extension de mon corps. Je suis un nageur très à l’aise, et rouler, tourner, etc. dans l’eau me vient très naturellement. C’est exactement ce que je ressens aujourd’hui sur la board. Un déséquilibre soudain sur le côté provoqué par le vent, une vague ou un courant qui frappe la dérive ne me surprend plus ; je bascule simplement puis je reviens, comme si je nageais. Pour les distances, je peux désormais ramer confortablement plus de 10 km sans aucun problème. Cela vient en partie de ma condition physique et en partie du fait d’avoir compris comment gérer le rythme de rame. Au début, j’étais trop enthousiaste et j’imitais un mouvement de natation, alors que le prone peut être beaucoup plus détendu et plus lent, surtout sur une board longue lorsque la glisse entre en jeu. C’est comme voler. Et voici le point VRAIMENT énorme : mes symptômes liés à la colonne vertébrale sont beaucoup, beaucoup moins présents. J’étais déjà en train de récupérer quelque peu après une année d’efforts, mais le prone a considérablement accéléré cette amélioration.

Après avoir utilisé d’autres boards gonflables, qu’est-ce qui t’a marqué dans le design, la qualité et les performances de l'I-Prone Trainer ?

Lorsque j’ai commencé à chercher une prone board, je ne trouvais que des boards rigides. Elles avaient l’air incroyables, mais elles étaient très chères et devaient être expédiées depuis assez loin, généralement d’Espagne, avec un risque de dommages pendant le transport. J’étais néanmoins tellement déterminé que j’étais sur le point d’en acheter une. Puis j’ai découvert GONG et leur nouvelle gamme de prone boards gonflables, et ça a immédiatement été un grand oui pour moi. J’avais déjà entendu parler de GONG par des kitesurfeurs que je connais, donc je savais qu’ils avaient une réputation d’excellente qualité et de service remarquable. J’avais vraiment peur de rater la board de 18’, car sa date de sortie était un mois avant mon arrivée prévue en Pologne, mais l’équipe m’a permis de faire une précommande avec une date d’expédition différée convenue à l’avance. Ils ont parfaitement respecté cette date, sans que j’aie besoin de faire le moindre rappel, et la board est arrivée quelques jours plus tard. Elle était plus petite et plus légère dans son sac que ce à quoi je m’attendais et, pour être honnête, j’ai eu un petit moment de doute car j’ai eu peur que cela signifie une qualité inférieure à mes attentes. J’avais COMPLÈTEMENT tort. Dès que j’ai commencé à gonfler la I-Prone, j’ai réalisé qu’elle égalait, voire dépassait, la qualité de mes précédents SUP gonflables, tout en étant d’une manière ou d’une autre plus légère et plus facile à gonfler, même en 18’. Elle est très facile à soulever et à porter une fois complètement gonflée, et elle tient parfaitement sur les sangles Rhino installées sur ma Skoda Fabia, qui est pourtant une petite voiture ! Correctement sanglée au milieu et à chaque extrémité, je peux rouler où je veux sans aucun problème. Sur l’eau, elle est profilée et puissante, et atteint très rapidement une vitesse impressionnante, tout en restant facile à maintenir avec une rame détendue. Ce n’est pas uniquement une board de cruising tranquille : si j’en ai envie, je peux aussi me challenger, accélérer et augmenter le rythme pour une vraie séance cardio. Et n’oublions pas le boîtier de dérive standard, qui donne accès à un énorme choix de dérives. J’ai laissé de côté la dérive fournie pour la remplacer par une superbe dérive GONG en fibre de carbone.

Comment les autres réagissent-ils lorsqu’ils te voient sur l’eau, et pourquoi penses-tu que le prone pourrait séduire un public plus large ?

La I-Prone attire clairement l’attention ! Une grande partie de cela vient de sa taille ; avec ses 18’, le modèle que j’ai n’est pas vraiment discret ! Sur le chemin du lac, je croise beaucoup de regards étonnés de la part des autres conducteurs, qui ont l’habitude de voir des kayaks et des planches de windsurf sur les toits, mais rien de comparable à ça. Une fois au bord de l’eau, les questions commencent : qu’est-ce que c’est, où est-ce que je l’ai achetée, est-elle gonflable, combien coûte-t-elle, etc. Et tout cela avant même que les gens comprennent qu’il ne s’agit pas d’un SUP et qu’elle se rame comme un surfeur qui part au line-up, et VITE. Un pêcheur dans une barque m’a même demandé où était le moteur ; il pensait qu’il y avait une propulsion électrique quelque part vu ma vitesse. Je n’ai jamais vu de prone board ici ; je suis presque certain à 100 % d’être le seul pour le moment, mais probablement plus pour longtemps. Je pense que le prone peut séduire énormément de monde pour plusieurs raisons : c’est facile à prendre en main, sûr à pratiquer, flexible et accessible grâce aux modèles gonflables et abordables de GONG, c’est valorisant et, comme toutes les meilleures formes d’exercice, cela masque l’effort fourni parce que c’est tellement amusant. On améliore sa condition physique sans même s’en rendre compte. C’est aussi très familier avant même la première session car cela rappelle la natation. Il n’y a aucun nouvel équipement particulier à apprendre à utiliser ni de compétence majeure à acquérir : on s’allonge, on commence à ramer et c’est parti, sur l’eau, au contact de l’eau.

Merci pour ce partage !





 

Avant de commencer ou de reprendre une activité physique avec une blessure, une douleur persistante ou un problème de santé, consultez toujours un médecin ou un professionnel de santé qualifié. Il est le mieux placé pour évaluer votre situation individuelle et vous indiquer ce qui est sûr et adapté pour vous. L’expérience d’Ian est un témoignage personnel, et non un avis médical.

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