Dérives Longboard

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Quelle dérive choisir pour mon longboard ?

Les dérives livrées avec nos planches sont parfaites pour les exploiter correctement.
Mais lorsque l’on sait que 50% des performances d’une planche viennent des dérives, on voudra forcément ajuster le jeu de dérives à son gabarit, son style, ses goûts, ou tout simplement pour tester de nouvelles choses…

Certaines dérives favorisent la vitesse, d’autres les turns, d’autres l’accélération, d’autres la tenue au nose, etc… Il y a des descriptions complètes sur leurs propres fiches produits. Une bonne lecture au coin du feu 😉

On retrouvera deux principaux types de montage, single et 2+1 :

Single fin, entre simplicité et technicité

Le surf en single peut être considéré comme le montage de dérive le plus simple mais aussi le plus technique à surfer. Tout dépend de sa façon de surfer et des exigences de chacun.

Le montage single est celui qui permet de donner de la vitesse à sa planche sans devoir en quelque sorte passer les vitesses. Car c’est le montage qui oppose le moins de résistance et de traînée. Si vous aimez glisser le plus « simplement » possible down the line*, ce sera le montage le plus performant.

*Que l’on peut traduire par une trajectoire en diagonale, une sorte de bottom infini à mi vague qui permet de maintenir un déplacement à une vitesse constante si cette trajectoire et son placement est parfaitement optimisée par rapport à la l’énergie de la vague et de son déferlement. C’est exactement le même raisonnement qu’une descente de piste de ski, mais dans le cas du surf, cette piste va être très courte, et pour la descendre indéfiniment, il faudra sans cesse, alterner descente et remontée, ou trouver la ligne parfaite qui maintiendra cet équilibre qui permettra au surfer d’entretenir cette inertie, la fameuse expression : « down the line ».

En revanche, si votre but est de serrer vos virages au maximum, il vous faudra être particulièrement précis dans vos trajectoires afin d’être toujours bien placé par rapport à l’énergie de la vague, et avoir des appuis fermes afin de conserver un maximum de pression sur vos rails en l’absence des dérives latérales. C’est dans ce contexte que l’on peut souligner le fait que le surf en single peut être technique, et fera appel à l’expérience du surfer, car votre seul allié sera la gravité.

Un montage single fin est souvent privilégié sur les noseriders, planches sur lesquelles on recherchera un maximum de glisse. Une dérive suffisamment profonde permet de bien stabiliser le tail de sa planche en haut de vague, laissant ainsi un maximum de temps pour rester au nose.

Le montage 2+1

Pour les montages 2+1, une plus grande centrale stabilise la planche et allonge les courbes. Des plus grandes latérales boostent la vitesse en courbe. On allonge les unes et pas les autres, ce sont des vases communicants : une grande centrale avec des grandes latérales c’est trop, votre planche sera ingérable.

  • La taille des centrales US : 6’’ à 9 en 2+1 et 8’’ à 11’’ en single (7’’ et 10’’ étant les références de chaque montage).

Le montage 2+1 est celui qui apportera le plus de polyvalence à la planche, on cherchera dans ce cas à optimiser le contrôle, et l’accroche une fois la planche sur le rail.

Le montage Thruster

Il est possible sur les longboard perf de monter sa planche en configuration Thruster comme sur un shortboard, avec trois dérives de même taille. On cherchera ainsi à avoir un maximum de vivacité et de vitesse. La planche sera alors très vive et manœuvrante, mais l’accroche au nose sera considérablement réduite, ce qui entraînera inévitablement un départ en 360°.

La matière des dérives est après le shape le point le plus important : il faut des fibres. La rigidité est la clef des bonnes dérives. Si vous montez en gamme, montez en rigidité. Et notez que des dérives en fibres sont réparables facilement en cas de choc avec un caillou par exemple.

Le placement de la dérive centrale

Dans un rail US, il est possible de régler la dérive vers l’avant ou bien vers l’arrière. Plus la dérive est avancée, plus la planche est maniabilité, mais au détriment du contrôle. La planche devient « fofolle » et tournera plus que vous ne le souhaitez. Plus la dérive est reculée, moins la planche sera maniable, mais plus on gagne en contrôle. La planche est sur un rail, très calée, mais plus difficile à faire tourner, presque endormie.

Le bon réglage se joue au centimètre près en fonction du shape de la planche, du shape de la dérive, mais aussi des conditions et surtout de votre style de surf ! Votre gabarit, votre stance, et votre transfert d’appuis dans les courbes peut tout changer. Donc n’hésitez pas à tester différents placements jusqu’à trouver celui qui vous convient.

Il est aujourd’hui possible d’équiper sa planche d’une dérive centrale FCS II, afin de ne pas avoir à utiliser d’outils pour fixer sa dérive. C’est un gain non négligeable de temps, et sans risque de rater une session en cas d’oubli d’un outil. Autre avantage, il devient possible d’ajuster le réglage dans l’eau au cours de la session, pour tester différentes configurations.

Comprendre les dérives centrales

Pour choisir la dérive la plus adaptée à son surf, aux conditions, et à son style, il faut bien comprendre comment chacun des paramètres suivants, qui constitue le shape de chaque dérive, va influencer sur le comportement de la planche.

LE RAKE

  • Le rake désigne la courbure arrière de la dérive. C’est la distance entre l’extrémité de la base et l’extrémité du bord de fuite de la dérive (oreille). Plus le rake est important, plus la pointe de la dérive sera proche du tail de votre planche. Idéal pour les surfeurs expérimentés et puissants pour effectuer de longues courbes, avec un maximum d’accroche et de drive. Le drive correspond à la capacité à tenir une trajectoire tout en conservant sa vitesse. Une dérive avec une base large aidera à garder cette vitesse, alors qu’une dérive avec une base plus courte en offrira moins. Préconisé pour les vagues plutôt puissantes.
  • A l’inverse, moins il y a de rake (dérive plus droite), plus le pivot est important. Le pivot étant la capacité de faire des virages plus ou moins serrés. Idéal pour serrer les courbes et tourner court, donc idéal pour exploiter des vagues qui manquent de puissance.
  • Imaginez-vous à la barre d’un catamaran avec les safrans baissés, l’embarcation tournera court et il vous suffira de peu de pression pour actionner les safrans. Mais relevez ces safrans en leur appliquant un angle de 45°, dans ce cas il sera difficile de le faire virer court, et cela vous demandera beaucoup plus de puissance.

LA BASE

  • La base est la partie basse de la dérive. Celle qui est en contact avec la planche. Une base longue apportera plus de contrôle et des courbes amples. Idéale dans les vagues puissantes sur lesquelles on cherchera plus de tenue, et plus de stabilité dans les courbes et les trajectoires.
  • Une base courte apportera plus de pivot et permettra de serrer vos virages et de libérer le tail. On choisira ce type de dérives dans les vagues lentes car on privilégiera la maniabilité au contrôle. Plus la base est longue, et plus la dérive offrira du contrôle et des virages amples, plus la base est courte, et plus la dérive offrira du pivot, de la vitesse max et des virages serrés.

LA PROFONDEUR

  • La profondeur est la hauteur entre la base et la pointe de votre dérive. Plus elle sera profonde, plus vous gagnerez en stabilité et en tenue, notamment dans les vagues puissantes.
  • Une dérive peu profonde aura moins de frottement avec l’eau, ce qui vous apportera plus de vitesse. Cette faible profondeur libérera d’autant plus le tail de votre planche. Ce type de dérive est préconisé dans les petites conditions.

LA SURFACE

  • La surface, une dérive avec une grande surface apportera plus de contrôle. Ce type de dérive est conseillé pour les débutants car elle apporte également plus de stabilité. Une dérive avec peu de surface apportera plus de liberté sous le pied arrière. La planche sera plus joueuse.
  • Repartition de la surface : Dans des conditions creuses / rapides, on choisira plutôt des dérives avec une tête fine avec peu de surface en tête qui va moins foiler et donc moins accentuer les courbes. Dans des conditions dans lesquelles le déplacement sera lent, on choisira de la surface en tête pour accentuer la maniabilité.

LE FLEX

  • Le flex d’une dérive détermine sa capacité à se déformer et à revenir à sa forme initiale. Une dérive qui a du flex apporte des appuis plus doux et pardonnera plus les erreurs en étant plus indulgente. En revanche, une dérive avec peu de flex, donc plus rigide, apportera plus de contrôle, plus de réactivité et plus de puissance. Réservée aux surfeurs les plus expérimentés car ces dérives demandent au surfer d’être très précis dans ses trajectoires. Plus une dérive sera profonde et fine en tête, et plus on augmente la possibilité d’avoir du flex.

Comprendre les dérives FCS

Plus la base est longue, et plus la dérive offrira du contrôle et des virages amples, plus la base est courte, et plus la dérive offrira du pivot, de la vitesse max et des virages serrés. Dans des conditions creuses / rapides, on choisira plutôt des dérives avec une tête fine qui va moins foiler et donc moins accentuer les courbes. Dans des conditions dans lesquelles le déplacement sera lent, on choisira de la surface en tête pour accentuer la maniabilité.

Quelques exemples

  • La Pivot possède une base avec peu de longueur et peu de rake, donc de très bonnes capacités à pivoter sur place. Cette dérive va tout miser sur la maniabilité. On pourra virer sur place sans bloquer en haut de vague par exemple. A haute vitesse elle sera moins stable, moins axée. A choisir donc pour des vagues plutôt lentes et/ou un surfeur qui veut de la vivacité sans devoir réduire la profondeur de la dérive.
  • La Connect a un profil assez neutre, autant de longueur de base que la Clique, mais plus de surface en tête, à choisir pour sa polyvalence, sa rondeur dans les courbes, sa maniabilité très équilibrée, très progressive. Une dérive très efficace et sans surprise ni mauvais coups. Génial pour progresser ou assurer à haut niveau.
  • La Clique possède un shape plutôt effilée, fine en tête, et une base medium/large, donc priorité à la maniabilité, la vitesse et au contrôle. Dérive à réserver à des conditions plutôt puissantes ou un surfeur dynamique et agressif plutôt orienté performance.
  • La Flow possède une base large et une tête fine ce qui lui confère, du drive, du contrôle, et de la vitesse. Programme grandes courbes, stabilité directionnelle et relance en sortie de virage. Convient parfaitement pour un style décontracté et une glisse fluide.
  • La Whip est celle qui se rapproche le plus de la Flow, mais avec un caractère encore plus affirmé. A taille égale, sa base est plus longue, le rack est plus important, et sa tête est plus fine. Cette faible surface en tête lui apporte du flex, et c’est aussi ce qui rend cette dérive agréable dans les conditions bumpy. C’est une dérive idéale sur les vagues longues, elle offre du drive, de la vitesse, et de belles courbes bien amples.
  • La Fat boy est une dérive assez particulière et technique, de la surface en tête et peu de longueur de base qui permettent d’accentuer fortement la bascule sur le rail dans les courbes, mais cela demande maîtrise et anticipation car la surprise n’est jamais loin. Un bon surfeur saura en jouer pour styler sa conduite.
  • La Hatchet est 100% dédiée au noseriding, une base large qui lui donne beaucoup de drive, mais surtout beaucoup de surface de la base à sa tête. C’est une dérive assez épaisse, peu rapide, peu maniable qui n’a qu’un but : vous permettre de caler des noses infinis sans déraper. On se cale en travers sur la vitesse de déroulement de la vague, on court au nose, on y reste, et on recule pour un gros stall cut back stylé.

Toutes les caractéristiques FCS : https://www.surffcs.com.au/pages/fcs-fin-data